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La liberté d’expression menacée par la théorie du genre ?

berrios anPar Sylvain Berrios – Le lundi 6 octobre, lors de l’examen du projet de loi relatif à la transition énergétique, Julien Aubert, député du Vaucluse, s’adresse à la Présidence de l’Assemblée nationale assurée par la députée de Paris, Sandrine Mazetier, en ces termes : « Madame le Président… ». Face à cet affront verbal « évident », la présidence de l’Assemblée nationale demande une sanction financière du député accusé de « lèse-féminité », s’appuyant en cela sur un règlement de l’Assemblée nationale dont chacun ignorait jusqu’à présent qu’il contenait cette obligation impérative de féminiser le titre de président. Le député frondeur, malgré lui, argue pour sa défense qu’il ne fait qu’appliquer une règle de la langue française, validée par la digne et noble Académie : la présidente est la femme du président…

Tout cela pourrait prêter à sourire, et on peut s’interroger si les députés n’ont pas autre chose à faire que de se disputer sur des sujets aussi primesautiers par rapport à la gravité de la situation nationale et internationale.

Pourtant, je crois que l’incident mérite que l’on s’y attarde un petit instant. En effet les faits ont concerné un député, qui, à la théorie du genre oppose la bonne pratique de la langue française. Pour éclairer mon propos, je dois rappeler que la députée qui assurait la présidence de l’Assemblée nationale ce jour-là, avait manifesté par le passé une volonté de changer par la loi certaine pratique linguistique. Ainsi avait-elle proposé de supprimer le terme « maternelle » dans l’appellation « Ecole Maternelle » au motif que la référence à la mère était discriminante… Dès lors, l’incident du 6 octobre n’est pas neutre et probablement prémédité. Et si je crois que cet incident n’est pas anodin, c’est parce qu’à l’Assemblée nationale, on peut s’exprimer très librement et bénéficier de toute son indemnité lorsque l’on est un fraudeur fiscal, mais lorsque l’on choisit d’utiliser strictement la langue française et que l’on contrarie les tenants de la théorie du genre alors la sanction est immédiate. La liberté d’expression lors des débats parlementaires est un droit constitutionnel. Elle est désormais menacée par la théorie du genre.

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