Réforme Peillon des 4,5 jours : les maires doivent refuser d’appliquer le décret tant que le ministre s’oppose à tout dialogue | Sylvain Berrios
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Réforme Peillon des 4,5 jours : les maires doivent refuser d’appliquer le décret tant que le ministre s’oppose à tout dialogue

RéformePeillonBerriosPar Sylvain Berrios – Par décret en date du 26 janvier 2013, le gouvernement a décidé unilatéralement d’imposer à l’ensemble des communes de France le passage à une semaine scolaire de 4,5 jours. A ce jour, aucune étude ne démontre l’intérêt pédagogique de cette réforme.

De nombreuses interrogations restent en suspens :
– le financement de cette réforme repose quasi intégralement sur les communes. Le coût pour les collectivités locales s’élèvera à plus de deux milliards d’euros chaque année.
– Aucun conseil d’école n’a été saisi de l’opportunité de ces nouvelles dispositions.
– Les modalités d’application imposées par les Directions Académiques des Services de l’Education Nationale sont inacceptables et irréalisables.
– Les écoles privées n’ont pas émis le souhait de passer à la semaine de 4 jours et demi, ce qui crée deux calendriers différents et rend impossible l’accueil périscolaire de tous les enfants.

Par ailleurs, les retours d’expérimentation des villes qui, dès cette année, ont appliqué par anticipation le décret ministériel de la semaine des 4,5 jours, semblent indiquer une désorganisation profonde, une fatigue excessive des enfants et une impossibilité de satisfaire aux obligations de transport et d’animation périscolaire.

Enfin, cette réforme a des conséquences extrêmement dommageables sur la vie associative, culturelle et sportive. Elle pose également de nombreux problèmes quant au recrutement et au profil des animateurs susceptibles d’accueillir les enfants.

C’est pourquoi, je souhaite une suspension sans délai du processus d’application de la semaine des 4,5 jours imposée par la DASEN tant que :
– l’ensemble des conseils d’école ne se sera pas prononcé sur l’opportunité d’une telle réforme,
– l’Etat ne se sera pas engagé à prendre en charge l’intégralité des coûts liés à cette réforme et ce de façon pérenne.

A l’instar des communes et des maires qui avaient refusé d’appliquer la loi sur le service minimum, les élus municipaux doivent délibérer et pouvoir refuser l’application de ce décret ministériel. C’est dans cet esprit que j’ai adressé un courrier au maire de Saint-Maur.Lire le courrier

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