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Loi de Programmation Militaire 2014-2019 : le Gouvernement choisit de sacrifier nos armées.

Photo Sylvain tribune 3Par Sylvain Berrios – Ce mercredi 27 novembre, j’ai participé au débat sur la Loi de Programmation Militaire 2014-2019 examinée cette semaine à l’Assemblée Nationale (voir mon intervention). Ce texte nous montre une nouvelle fois, à quel point le Gouvernement ne comprend pas les enjeux du monde dans lequel nous vivons.

Ces cinq prochaines années, le Budget de la Défense baissera au regard de l’inflation et verra pour la première fois la France dépenser moins hors pension pour sa Défense que l’Allemagne. Et ce, au moment même où les taux de disponibilité de nos matériels militaires n’ont jamais été aussi bas. Pour la seule maintenance du parc aérien, le déficit est estimé à 1 milliard d’euros par an. Dans l’Armée de Terre, les réserves de munitions sont si faibles que des exercices d’entrainement, pourtant indispensables, sont purement et simplement annulés.

Le Gouvernement, à travers les dispositions de cette loi, démontre qu’il considère nos armées comme une simple variable d’ajustement budgétaire. Le ministère de la Défense est pourtant celui qui a fait le plus d’efforts ces vingt-cinq dernières années grâce à la compétence et au savoir-faire des personnels civils et militaires. Ils seront néanmoins les grands sacrifiés de la politique gouvernementale.

Aujourd’hui, le monde change et les menaces qui pèsent sur nous évoluent. La guerre dans le Sahel qui s’annonce incertaine et longue, la lutte contre le terrorisme, la guerre du renseignement et les cyber-attaques, les risques de conflits aux frontières de l’Europe, les menaces sur l’approvisionnement des matières premières et sur nos intérêts industriels et économiques sont autant d’exemples qui illustrent nos besoins en termes d’équipements.

Si des programmes d’armements venaient à être sacrifiés, les conséquences sur notre industrie de défense seraient dramatiques en termes d’emplois et de croissance. L’ensemble de la filière représente en effet 165 000 emplois non délocalisables, présents sur l’ensemble du territoire au sein de grands groupes et de milliers de PME. Outre l’emploi, l’industrie de défense est aussi un vecteur important de croissance puisqu’un euro investi dans l’industrie de défense rapporte ainsi trois euros au PIB national.

Le Gouvernement choisit néanmoins de faire des forces armées un sujet budgétaire, là où il s’agit d’un enjeu de souveraineté nationale dans un monde dangereux.

Avec le Groupe UMP à l’Assemblée nationale, nous avons ainsi formulé des propositions afin de montrer au Gouvernement qu’une autre politique était possible : achat de matériel technologiquement performant afin de soutenir l’industrie de défense, soutien à la recherche militaire, amélioration de la maintenance de nos matériels afin de permettre à nos soldats de s’entrainer dans des situations correctes, fin des baisses d’effectifs qui ne sont plus tenables en allant au terme des déflations planifiées par la Loi de Programmation Militaire 2009-2014 afin de garder une capacité de projection d’hommes conforme à nos ambitions.

 

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