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Logement social : Interview de Sylvain Berrios au JDD le 27 octobre 2015

Logement social : Interview de Sylvain Berrios au JDD le 27 octobre 2015

Par Sylvain Berrios – Suite aux nouvelles annonces faites par le Premier Ministre à l’occasion de la commémoration des 10 ans du drame de Clichy-sous-Bois, j’ai été interviewé par Alix Hardy, journaliste au JDD le mardi 27 octobre 2015.

Pour lire mon interview sur le site du JDD, cliquez ici

Communes récalcitrantes aux logements sociaux : « Doit-on faire des tours de 50 étages? »
INTERVIEW – Pointé du doigt depuis plusieurs années pour la réticence de sa commune à construire des logements sociaux, Sylvain Berrios, maire LR de Saint-Maur-des-Fossés, réagit à la liste du gouvernement qui épingle 36 communes françaises sur la loi SRU.
Lundi, suite à un comité interministériel aux Mureaux (Yvelines), Manuel Valls a affiché la volonté du gouvernement en matière de politique de la ville. Il entend notamment avoir recours à la coercition contre les maires réticents à la construction de logements sociaux. Le Premier ministre a dans la foulée rendue publique une liste de 36 communes récalcitrantes à leurs obligations en matière de construction de logement social, 15 ans après l’adoption de la loi SRU imposant des quotas minimaux. Surtout, les préfets pourront se substituer aux maires pour attribuer leurs quotas de logements sociaux. Un projet de loi intégrera cette disposition en 2016. D’autres mesures, déjà annoncées en mars, sont à disposition des préfets : la délivrance de permis de construire à la place du maire ou l’achat de logements anciens par préemption pour en faire des logements sociaux. Sylvain Berrios, maire LR de Saint-Maur-des-Fossés, dont la commune est épinglée pour ne comporter que 7% de logements sociaux, réagit.

Quelle a été votre réaction en voyant votre commune dans la liste de 36 communes?
J’ai été surpris. Cette liste devrait devrait viser les villes qui ne sont pas partenaires, qui refusent de coopérer. Or Saint-Maur des Fossés vient de signer un contrat de mixité sociale avec l’Etat. Même si nous ne sommes pas d’accord sur les objectifs, nous avons trouvé une façon de travailler avec l’Etat. Pourquoi aujourd’hui le gouvernement veut-il revenir sur quelque chose qui fonctionne?

Pourtant, Saint-Maur-des-Fossés a un retard de longue date concernant le logement social. Pourquoi votre commune n’atteint-elle pas l’objectif fixé?
Saint-Maur est un territoire plus dense que la moyenne française. Je ne vais pas raser des immeubles pour y refaire des logements sociaux et des tours. L’hypothèse de l’Etat est de faire construire 7.000 logements supplémentaires dans la commune. Cela suppose au minimum 500 ou 600 immeubles de 4 étages. Sur un territoire déjà urbanisé, dont la moitié est soumise à un plan de prévention des risques d’inondation car la Marne nous entoure. Cela veut-il dire qu’on doit faire des tours de 50 étages en centre-ville? Il y a une réalité géographique aux choses.

Vous invoquez la densité de votre commune, mais d’autres dans votre cas – à densité, population et surface comparables, comme votre voisine Champigny-sur-Marne -, sont arrivés au résultat de 40% de logements sociaux.
Exact. Mais Champigny a construit dans les années 60. Alors que Saint-Maur a la même densité depuis le début du 20e siècle. On peut toujours, du haut d’un ministère, pointer les uns ou les autres. Mais il y a des particularités locales. Si ce n’était pas le cas, le préfet du Val-de-Marne n’aurait jamais signé avec moi un contrat de mixité sociale. Il connait les difficultés locales et il sait qu’il faut être partenaire avec les maires.

Sur ce dossier, vous avancez que les maires sont pris comme des « variables d’ajustement » par l’Etat. Pourquoi?
L’Etat renvoie sur les banlieues, comme Saint-Maur, le problème du logement social. Mais on a un problème plus large de production du logement. Je ne sais pas si l’objectif de 25% – avoir un Français sur 4 en logement social – est le bon. Bien sûr, il faut répondre à une demande sociale pour les personnes en situation fragile, mais cela correspond à 12% de la population tout au plus. Il faut, pour les autres, offrir un parcours résidentiel. Dans les faits, le gouvernement n’y arrive pas. Les choses sont bloquées. Quand le foncier est très cher, il faut produire du logement privé pour faire baisser les prix. Car si vous préemptez au prix du logement actuel, très élevé (comme Manuel Valls menace de le faire faire par les préfets, Ndlr), vous aurez des logements au prix de sortie très élevé qui ne trouveront même pas preneur parmi les plus fragiles.

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