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Election présidentielle : pour une vraie alternance à droite

Election présidentielle : pour une vraie alternance à droite

Par Sylvain Berrios – Au moment même où les crises et les menaces se multiplient, jamais la France n’a semblé si peu et si mal gouvernée. Tous les marqueurs de l’autorité de l’État et du respect de la nation se décomposent chaque jour davantage. Face à un tel effondrement intellectuel et moral, le dépassement illusoire du clivage droite/gauche, que certains proposent au nom d’une logique purement gestionnaire, mènerait définitivement notre pays dans l’impasse. Car cette promesse d’une politique sans rive droite et sans rive gauche, c’est celle d’un marigot politicien qui serait le meilleur moyen de livrer notre pays à la démagogie et aux extrémismes.

Aussi, nous attendons de la primaire de l’automne qu’elle soit la première étape du redressement national et qu’elle prépare la grande alternance de 2017 autour des valeurs qui fondent l’engagement et l’identité de notre famille politique. Confronté à une crise économique, sociale, politique mais aussi civilisationnelle, le candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle devra réinvestir le terrain des valeurs. Il devra fixer un cap et porter une vision sans céder au double écueil des formules creuses et du catalogue de mesures techniques dans le seul domaine économique.

A l’évidence, la droite doit aux Français un sursaut de lucidité. Pour paraphraser Péguy, elle doit désormais « dire ce qu’elle voit et voir ce qu’elle voit ». Assez donc d’être tétanisés par les anathèmes de la gauche bien-pensante ! À trop chercher à plaire à ceux qui nous rejetaient, nous avons fini par lasser ceux qui nous soutenaient. Trop souvent, notre famille politique a abandonné au FN le monopole des mots pour décrire une réalité qui s’imposait à tous. Alors que dans le même temps, la gauche terranoviste exploitait sans vergogne les fractures françaises à travers un communautarisme décomplexé.

Si la politique doit améliorer concrètement la vie de nos concitoyens, elle doit également redevenir une réserve de sens et une boussole au service de valeurs et de principes. Après le naufrage de la présidence Hollande, nous avons la conviction que les Français demandent désormais à notre famille politique une idée simple : le retour de la France, qui est à la fois notre héritage commun, notre cause et notre avenir.

La France de retour, c’est une puissance économique restaurée à travers la revalorisation du travail et la fin de l’assistanat. Avec un million de chômeurs supplémentaires sous le quinquennat socialiste, notre pays ne peut plus être l’otage des guerres d’influence au sein de la gauche et du chantage permanent de syndicats ultra minoritaires. Le résultat de ces renoncements, c’est un modèle à bout de souffle, censé protéger l’emploi et qui a fini par le détruire. C’est un système à l’envers qui matraque sans arrêt les classes moyennes qui travaillent mais ne demande jamais aucune contrepartie aux bénéficiaires d’allocations. Assouplissement du marché du travail et des normes administratives pléthoriques, valorisation de la liberté d’entreprendre et de créer, protection contre les concurrences déloyales, lutte contre l’assistanat, réhabilitation de l’apprentissage et de nos métiers manuels, promotion de nos savoir-faire : la droite devra mener jusqu’au bout cette refondation globale de notre relation au travail, sans compromis possible avec ceux qui bloquent la France au nom d’intérêts particuliers ou de calculs politiciens.

La France de retour, c’est une autorité de l’État rétablie. La droite n’a pas à rougir de son attachement à cette valeur : l’autorité est notre rempart contre la loi du plus fort ou du plus violent. Parfaite incarnation du laxisme socialiste, Christiane Taubira a mis en œuvre comme jamais le désarmement pénal. Au pouvoir, la droite ne devra plus faiblir : il faudra revenir sur cette réforme mortifère et rompre définitivement avec cette idéologie soixante-huitarde, anti-prison et anti-police, qui laisse prospérer l’impunité.

La France de retour, c’est une République qui ne reconnaît que des citoyens et n’accepte ni le communautarisme ni l’Islam politique. Face aux apprentis-sorciers du multiculturalisme, notre engagement est clair : nous n’acceptons pas que l’abandon définitif de l’exigence d’assimilation puisse devenir le programme commun de la droite et de la gauche en 2017. Parce que notre nation doit toujours mettre en avant ce qui nous rapproche et nous rassemble, nous refusons de voir s’édifier une société déracinée, fondée sur la séparation et porteuse de violences.

La France de retour, c’est une nation qui renoue avec l’idée de transmission de son Histoire, de sa culture et de sa langue. Pendant cinq ans, rien n’a été épargné à l’école républicaine : suppression des bourses au mérite, repentance et effacement de notre Histoire, suppression du latin et du grec, disparition des classes européennes, instauration des inutiles et coûteuses activités périscolaires. Revenir sur ces décisions désastreuses sera une condition nécessaire mais insuffisante de la refondation de l’école. Il faudra également mettre fin à quarante années de pédagogisme et de gauchisme culturel, en recentrant l’école sur la transmission des savoirs fondamentaux et d’une histoire commune.

La France de retour, c’est un pays qui s’oppose à l’abandon de sa ruralité où l’on trouve aujourd’hui la plus grande pauvreté et le déclassement social. C’est une France qui refuse de déconstruire ce qui a fait sa grandeur au nom d’une fausse modernité : sans ses clochers, ses terroirs, sa littérature, sa gastronomie, ses paysans, ses créateurs, ses artisans, ses traditions, la France n’est plus la France.

Sous la cendre subsistent des braises qui attendent notre souffle. Prôner un retour de la France, c’est refuser d’assister en silence à la décadence. L’heure du grand choix approche, pour les Français comme pour notre famille politique. En Europe, tous les partis traditionnels de droite qui ont tenté de s’allier avec la gauche pour barrer la route aux extrêmes ont été balayés. Pour l’élection présidentielle de 2017, les Français n’attendent pas de nous un programme gestionnaire de centre-gauche pour se démarquer du FN. Ils nous demandent de remettre la France la tête à l’endroit et veulent retrouver les repères qui sont notre socle indispensable pour nous projeter vers l’avenir : l’autorité, la responsabilité, l’effort, le mérite, l’autonomie, le respect. Écoutons-les.

Retrouvez cette tribune cosignée par 116 parlementaires Les Républicains sur le site du Figaro en cliquant ici.

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